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Certains
officiels
veulent
impliquer Al Badil Al Hadari dans le prosélytisme chiite.
Terroristes ou chiites ? Selon Al Badil Al Hadari, dissout par
décision administrative du Premier ministre, le parti serait
actuellement l’objet d’une campagne de dénigrement. « Dans de
récentes déclarations, des responsables officiels tentent
d’impliquer le parti dans la compagne de conversion au chiisme »,
affirme un communiqué du secrétariat général d’Al Badil.
Un
responsable du département des affaires étrangères aurait déclaré
récemment, soutien le texte signé par Hassan Hassani Alaoui, membre
du secrétariat général, qu’ « il existe au Maroc deux partis qui
sont liés au chiisme ». Al Badil se dit visé par celle « campagne
préméditée » qui intervient quelques jours à peine après que la
formation de Mustapha Moatassim et Amine Ragala ait exigé que soit
accéléré le traitement du recours introduit auprès du tribunal
administratif de Rabat contre la décision de sa dissolution. « Nous
sommes aussi surpris que consternés que le parti soit mêlé à ce
dossier. Et certains organes de presse et même la chaîne Al Jazeera
ont servi cette campagne. Cela, alors que depuis 1995, la
littérature de notre parti et toutes les déclarations de ses
dirigeants insistent sur le référentiel sunnite-malékite de notre
groupe », soutient Azzedine Allam, dirigeant d’Al Badil. « Bien
plus, assure ce dirigeant, nous avons toujours soutenu que l’in ne
peut pas lutter contre un courant religieux, qu’il soit chiite ou
wahhabite-hanbalite, en faisant recours à la seule approche
sécuritaire. De même, nous avons manifesté, à maintes reprises,
notre disposition à lutter contre ces idées et rites étrangers à
notre pays par la voie du dialogue et de la persuasion ». Pourquoi
donc cette implication du parti dans une affaire à laquelle il
semble étranger ? « C’est un agissement que nous ne comprenons
pas », affirme A. Allam. Cela étant, ce dirigeant du parti avance
néanmoins une hypothèse : « L’Etat a essayé d’impliquer les
dirigeants du parti dans une affaire de terrorisme, celle de
Abdelkader belliraj en l’occurrence, et comme l’accusation ne
dispose pas de preuves matérielles solides qui accablent nos deux
dirigeants, on essaie de trouver une autre issue en nous impliquant
dans cette affaire de chiisme ». Par ailleurs, à leur 14 mois de
détention, le procès des deux dirigeants du parti ainsi que des
quatre autres politiciens appréhendés dans le cadre de cette
affaire, démarré le 16 octobre 2008, en est encore à l’examen de son
aspect procédural. Selon Khalid Soufiani, membre du collectif de
défense des six politiques, « le procès est au stade de la
délibération. A ce jour, seul le codé lié à la procédure à été
examiné. Le fond de l’affaire n’a pas encore été abordé et le procès
devrait reprendre ce vendredi ». Pour ce qui du recours engagé
contre la décision de dissolution d’Al Badil, A. Allam explique que
le tribunal administratif de Rabat « n’a pas encore daigné fixer une
date pour la première séance d’examen du recours. Et cela, plus
d’une année après que le parti ait saisi la cour. Ce qui est
anormal ».
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