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Ce
bras de fer,
fraichement
déclaré, s’annonce plus rude pour les jours à venir.
A sa
première sortie médiatique inattendue, Yassine Mansouri, le
directeur général des études et de la documentation (DGED), attire
déjà les critiques. Pointé du doigt par le responsable sécuritaire
dans sa déclaration au « New York Times », le parti dissout d’Al
Badil Al Hadari charge, à son tour, Yassine Mansouri. Ce bras de
fer, fraichement déclaré, s’annonce plus ride dans les jours à
venir. Les cadres de la formation politique et ses avocats préparent
également plusieurs démarches à entreprendre contre Mansouri. Dans
un communiqué, le parti dissout est ferme dans sa position : « la
première sortie médiatique du patron de la DGED nous a surpris. On
ne s’attendait pas à une prise de position de la part du
responsable, surtout après le discours royal du 20 aout qui annonce
la volonté du souverain à donner plus d’indépendance à la justice »,
précise Azzedine Allam, cadre du parti dissout d’AlBadil Al Hadari.
Et d’ajouter : « l’ami du roi aurait dû prendre plus de recul dans
l’affaire Belliraj, notamment en ce qui concerne l’implication de
notre président Mohamed Mouaâtassim et Mohamed Amine Reggala ». «
Nous ne doutons pas que le patron du premier service secret marocain
cherche ç orienter le procès vers le sens que lui a choisi le
ministre de l’Intérieur le 20 février 2009 », grogne Allam. Des
sources sécuritaires nous ont affirmé que les propos de Yassine
Mansouri, recueillis par le journal américain entrent dans le cadre
du feed-back officiel du Maroc sur le rapport de l’ONG Human Rights
Watch publié sur les pages du quotidien. « Mansouri n’aurait, selon
les mêmes sources, aucun intérêt à charger le parti dissout ni ses
cadres accusés ». Chose que les responsables du parti d’Al Badil Al
Hadari dissout interprètent autrement : « Yassine Mansouri a fait
d’une pierre deux coups. Il s’est à la fois attaqué à l’ONG et a
adressé un message sournois à la justice marocaine qui étudie le
recours des six accusés politiques dans l’affaire Belliraj »,
conclut Allam.
R.A |