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Tellement
l’absurdité m’assourdie et l’angoisse m’envahie, tellement la colère
me refroidie et la logique me trahie, tellement de mots se
bousculent mais jamais ne se formulent, car L’attente du crépuscule
rend éternelle une nuit.
Je m’abstiendrai de
vous narrer l’histoire, celle que j’essaie en vain de partager, vu
sa logique qui dépasse mon simple esprit. Je me contenterai alors
de ces quelques lignes, qui commence par un 14 février 2008 où :
Mon père
m’enlaçant, m’informa qu’il est fier de sa fille et me parla un peu
de sa vie politique. Je raffolais de ces moments où je me sentais
emportée par ses paroles, où j’épousais ses buts et ses ambitions.
J’étais tout de même en désaccord avec son optimisme exagéré et son
idéologie utopique. Ce qui m’étonnait le plus chez lui, c’est son
immense capacité d’accepter quelconque avis, et de pouvoir mettre en
question des sujets, pour les plus ouvert, « tabou». Notamment des
sujets religieux.
Ce jour là, mon
père me conseilla d’accompagner mon parcours scolaire et
professionnel par une carrière politique, car selon ses propos,
servir son pays rajoute un certain mérite. Ayant la coutume de le
contredire pour écouter son argumentation. Je fus vite convaincu
comme d’habitude car il défendait un principe absolu.
Quelques jours
passèrent et ma vie fut soudainement bousculée. Mes croyances et mes
convictions s’écroulèrent devant ce tourment. Je me demandais où est
ce mérite dont mon père parlait ? Son dévouement pour le pays et les
sacrifices de toute une vie, lui permettront-ils de mettre fin à ce
malentendu ? J’y croyais en quelque sorte malgré tout, puisqu’une
telle injustice m’était jusqu’ici inconnue. J’y croyais avant que
monsieur le ministre ne fasse taire ma positivité, Avant de savoir
qu’à l’instant où j’attendais un repliement et des réparations, mon
père était maltraité. Mais je compris tout de suite que cette
fameuse valeur et ce mérite existaient vraiment, que cette fierté
résidait en lui… en moi. Que ce n’est à quiconque d’en décider ou de
l’accorder.
Au fur et à mesure
que le temps avançait et que la raison soufrait, je remettais en
question toute une existence, voir plusieurs. Un oiseau, peut-il
apprendre à nager plutôt qu’à voler à un oisillon ? Ou peut être le
soleil peut générer la Pluit. Seul dans ce cas, je comprendrai que
mon père est un arriéré terroriste, peut être aussi un
révolutionnaire et chiite, et que nous, ses enfants et propre
chefs-d’œuvre avions, bu, mangé et respiré des principes de
modernités, ornés par des valeurs religieuses, démocratiques et
surtout humaines. Pourtant, l’absurdité des faits ne cesse de
construire un mur devant un flux de pensées appuyées par une logique
plutôt scientifique. Et je m’avise à dire que « tel père tel fils »,
telle fille aussi. Si vous estimez que mon père est coupable, il
sera rationnel de me juger aussi…
le 20 /07/2009. |